Avant que ne naisse officiellement "Le Jardin d'idées" il y avait déjà des activités... voici donc présentée la toute première Causerie du Jardin d'idées.
20/03/1996 - Emmanuel Swedenborg : sa vie, ses écrits, son oeuvre - Alain Nicolier
(article paru dans "Les nouvelles du Jardin d’idées – Février 1996")
Lorsque, le 29 janvier 1688, naît à Stockholm Emanuel Svedberg, Isaac Newton a 46 ans. II vient de découvrir la loi de l'attraction universelle. Gottfried Leibnitz en a 42 et Voltaire naîtra 6 ans plus tard.
A 21 ans, le jeune Svedberg acquiert son diplôme de docteur en philosophie. Il part en Angleterre poursuivre ses études. Cinq ans plus tard, il invente une machine à vapeur, une machine volante à ailes fixes propulsée par hélice, un submersible, un fusil à air comprimé, un nouveau modèle d'écluse, ainsi qu'un pendule à eau représentant le mouvement des planètes. Il parle dix langues auxquelles vont s'ajouter l'hébreu et l'araméen. A 28 ans, il fonde la première revue scientifique suédoise. A 33, son oeuvre lui vaut d'être anoblie par la reine. Il prend alors le nom de “Swedenborg” et devient membre de droit de la Diète suédoise. Il écrit sur la monnaie, le commerce et l'économie, la géologie et la minéralogie, les mathématiques, la physique et l’astronomie. Il découvre le fonctionnement du cerveau, du cervelet et la fonction des glandes endocrines. Il est le premier à expliquer l'origine du système solaire à partir des nébuleuses. Il entrevoit la nature ondulatoire de la lumière, la cinétique de la chaleur et la théorie de l'atome.
A 48 ans des crises de vertiges, suivi d'éblouissements et d'irrésistibles besoins de dormir le conduisent à noter ses rêves et les messages qu'il y décrypte. A 56 ans, dans une auberge de Londres, il rencontre le Christ qui lui confirme sa mission : explorer et décrire le monde supra-sensible. Dès lors, il abandonne la recherche scientifique. Il se consacre à des ouvrages où il rend compte de ses conversations avec les anges. Il propose une spiritualilé nouvelle qui lui vaudra d’être, à 81 ans, déclaré hérétique par l'Eglise officielle de Suède. Il annonce enfin la date de sa mort à John Wesley, chef des méthodistes anglais et meurt quelques temps plus tard au jour prédit, le 29 mars 1772.
Cette Causerie est en écoute libre. Vous pouvez aussi la commander en CD.
Écoute de la Causerie
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Les Bons de Commande des Causeries
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SAISON 1999-2000
09/06/1999 - Abraham, père de l’impérialisme occidental - Didier Dumas
Dans la mythologie du jardin d'Éden, la sexualité est indissociable de la Connaissance. Abraham est le modèle même de l'homme de Connaissance. Il est donc logique que la Connaissance qui fait de lui un individu hors normes apparaisse en premier dans sa sexualité. Son épopée illustre la façon dont la Genèse considère que la sexualité est l'énergie à l'oeuvre dans la Connaissance, mais comme l'histoire des Patriarches s'inscrit à la suite de deux autres épopées familiales, lourdes et mouvementées, celles d'Adam et de Noé, je vous résume rapidement ce qui précède:
Adam a eu trois fils, Caïn, Abel et Seth. Ne sachant pas encore tout, il a commis une « faute » : il n'a pas conçu les deux premiers sur le mode où lui-même l'a été : « à l'image de Dieu » ou des Elohîm. Ceci a engendré le drame faisant de Caïn et Abel les prototypes des deux premières «pathologies de la spiritualité » observables chez les humains: le « paranoïaque intégriste » et le « schizophrène bouc émissaire ».
Seth est ainsi le seul des trois garçons d'Adam qui, conçu dans les souffles et les paroles de son père, a été en mesure de perpétuer le projet divin. Reprenant cet héritage, il a lui-même conçu Enoch dans un nom et des paroles. Et c'est seulement à partir de là que les hommes ont commencé à vénérer IHVH, alias Elohîm, alias Adonaï: les trois appellations de Dieu dans le texte originel. Ce qui signifie que, pour que le dieu des pères et de la paternité puisse apparaître dans la conscience humaine, il fallait, tout d'abord, trois générations de pères sachant ce qu'Adam ignorait avec ses deux premiers fils: que les enfants se conçoivent, en premier, dans la parole et, secondairement, dans le corps.
Dans l'histoire de Noé, cette conscience est acquise. Elle est représentée par celui qui s'appelle «le Nom»: Sem, l'aîné de ses trois fils. Japhet, le second, semble tenir un rôle de figurant, mais c'est en fait sa présence qui indique que son frère aîné, «l'homme du Nom», l'ancêtre d'Abraham, n'est pas tombé dans la folie où a chuté Caïn.
29/09/1999 - Lecture mythanalitique : la religion d’Asclépios - Willy Barral
Le christianisme, religion à mystère, a emprunté l'essentiel de sa construction symbolique à d'autres mythes plus anciens, notamment hellénistiques et sumériens. C'est vers l'un la d'eux : la religion grecque d'Asclépios que nous irons surfer, avant d'aller naviguer, dans un deuxième temps, sur les fonds baptismaux d'un autre enfant divin : le Christ. Pour répondre au rythme lent du laboureur, j'aborderai en deux temps cette exploration de ce qui fonde notre humanité: la fonction symbolique des mythes, rêves incarnés de l'humanité. Car, si le rêve est l'expérience personnelle reconnue, depuis Freud, comme l'expression de notre être profond, enraciné dans une histoire singulière, le mythe est, quant à lui, le rêve de la société.
Le mythe est le rêve public, tandis que le rêve est le mythe individuel. Si notre mythe individuel, notre rêve, coïncide par chance, avec celui de la société, alors nous sommes en harmonie avec notre groupe, dans une psyché collective. Sinon, l'aventure nous attend dans la forêt sombre!
Ainsi donc, à Epidaure, naissait un dieu, Asclépios, tardif descendant, en quelque sorte, du sage égyptien Imotep. Asclépios guérissait, déjà, grâce à la lumière de l'esprit surgit des ténèbres de l'inconscient. 500 ans plus tard, Jésus de Nazareth, dit le Christ au temps de Paul, fondera à son tour, au sein du peuple juif, la première thérapie holistique, en conjuguant au présent la loi (en tant qu'interdits symboliques du cannibalisme, de l'inceste et du meurtre), l'amour (en tant que don et pardon), la foi (en tant que foi en un dieu incarné en chacun des humains, tous potentiellement compétents à être dieu, en tant qu'êtres de désir en infinitude). Il fût ainsi le premier psychanalyste! Le transfert n'étant, à tout prendre, que la version moderne de la foi pour tous les mystagogues agnostiques.
27/10/1999 - Utopie de l’invention - Georges Mourier
Pas de présentation spécifique à cette Causerie, mais celle ce notre conférencier :
Georges Mourier, ingénieur passionné par la musique et la physique théorique, s'est consacré surtout à l'étude et aux applications pratiques de la propagation électromagnétique et de son interaction avec les " plasmas ", qui sont des collections de particules chargées électriquement. Longtemps membre de la Compagnie générale de TSF, puis de Thomson-CSF, enseignant dans diverses universités et écoles françaises et étrangères, il est également familier de nombreux laboratoires français et étrangers consacrés aux techniques de radar, de physique des hautes énergies, de fusion nucléaire contrôlée.
17/11/1999 - La féminité ou l’accès de la femme à une sexualité adulte - Danièle Flaumenbaum
Danièle Flaumenbaum présentera successivement :
La construction de la petite fille capable d'accéder au "génie de son sexe", selon Françoise Dolto. La mutation engendrée par l'avènement du maternel et les retrouvailles avec ses ancêtres. La pratique de l’énergétique sexuelle permettant l'épanouissement de la communication à l'autre. Et pour finir quelques notions d'alchimie féminine chinoise.
Pas de Causeries en décembre 1999 et janvier 2000.
16/02/2000 - La création scientifique - George Mourier
Cette Causerie est pour le moment indisponible. Aucune présentation spécifique (cf 27/10/1999 et 06/12/2000).
15/03/2000 - La danse du feu - Ghislaine Bourgogne
Aucune présentation spécifique de cette Causerie, cependant voici une présentation de notre conférencière :
Travaille avec Willy Barral,psychanalyste et auteur de :"C'est la parole qui fait vivre "séminaire Dolto à l'Unesco, Gallimard.
Formée à l'analyse transgénérationnelle. Présidente de l'association "la Maison qui chante " sur les recherches en ethno-médecine amazoniennes. Co-auteur de l'ouvrage "Guérir autrement , au delà des médecines habituelles" dirigé par Dr Philippe Wallon, Albin Michel. Recherches dans le champ paranormal depuis 25 ans.
19/04/2000 - La Vision - Ghislaine de Laage
Pas de présentation spécifique à cette Causerie, mais celle ce notre conférencière :
Ghislaine de Laage est orthoptiste (l'orthoptie est une branche liée à l'ophtalmologie, visant à rééduquer le parallélisme des 2 yeux pour que le cerveau puisse construire la vision binoculaire, c'est-à-dire le fait de pouvoir ou non associer les images panoramiques données par chaque œil).
Ghislaine de Laage a acquis une pratique plus large dans laquelle elle a intégré au fil des années des éléments extérieurs à la formation de base d'orthoptiste, pour ouvrir la notion de " voir ". Elle travaille sur la vision et les relations dans la vision (quelle vision avons-nous de nos ancêtres, quelle vision nos ancêtres ont-il pour nous ?), associant la binocularité aux lignées paternelles et maternelles.
17/05/2000 - L’énergie masculine : l’art de passer le pouvoir - Benny Cassuto
L'énergie ce n’est pas un fluide magique, c’est l'actualisation dans le vivant de ce qui fait lien entre le haut et le bas, entre l'avant et l'arrière, entre la droite et la gauche, entre le ciel et la terre, entre ce qui est mort et vivant, entre les ancêtres et nous-mêmes, entre nous en tant qu’ancêtres et descendants, c’est ce qui fait lien. C’est ce qui fait lien entre un espace supposé invisible et un espace visible, parce que c’est facile de faire des liens entre les espaces visibles, c’est très facile, c’est tellement facile que quelque fois on a même plus besoin de lien, c’est une aliénation, donc on a besoin de s’en séparer. Le plus difficile c’est d’établir un lien avec ce qui apparemment, et c’est ça l'énergie masculine, c’est ça l'énergie paternelle, c’est ça qui est si difficile pour les hommes ; c’est une vrai difficulté. Je dirai que la transmission de ce point de vu là est assez maladroite donc, certainement qu’à chaque génération il y a quelque chose à réinventer de ce que pourrait être une énergie masculine digne de ce nom, c’est-à-dire pas honteuse, pas hargneuse, pas méprisée et pas méprisante, consistante et respectueuse.
28/06/2000 - Le sacrifice d’Isaac ou les origines de la pédagogie occidentale - Didier Dumas
La mythologie de la culture dans laquelle l'enfant s'incarne joue un rôle incontournable dans sa construction mentale. Elle installe le cadre cosmologique dans lequel il lui faut se construire et donner sens à sa vie. Elle lui explique l'apparition l'être humain et lui offre des réponses aux questions qu'il se pose sur la mort et l'au-delà. Elle établit des frontières entre l’univers où il vit et celui de ses ancêtres. Elle marque donc autant son système de représentations que la construction de ses idéaux. Il en est ainsi dans toutes les cultures, si ce n'est que dans la nôtre s’y superpose une « mythologie scientifique », celle des images à travers lesquelles la science nous présente l’univers. Mais comme la science ne prétend ni savoir d’où surgit la vie ni pourquoi la mort existe, la mythologie biblique reste le plus souvent la seule référence dont disposent les parents pour répondre aux questions des enfants sur les mystères du vivant, de l'engendrement et de la mort. Ceci, même dans les familles où l'on se veut athée, car ils n'en trouvent alors généralement pas d'autre que celle qu'on leur a donnée dans leur propre enfance. Cela, même dans les familles où l'on se veut athée, car les parents n'en trouvent alors généralement pas d'autre que celle qu'on leur a donnée dans leur propre enfance.
SAISON 2000-2001
Pas de Causeries en septembre, octobre et novembre 2000.
06/12/2000 - Physique Quantique (1) - Georges Mourier
Georges Mourier qui est physicien animera ce séminaire de mécanique quantique, où les participants pourront débattre d'une grande aventure scientifique et culturelle de notre temps.
Née avec le 20e siècle, cette nouvelle théorie révolutionne le cadre de pensée, dit classique, qui sert généralement à concevoir la réalité de l'univers, ainsi que les concepts fondamentaux (le temps, l'espace, la causalité, la continuité, la matière, etc.) qui lui sont attachés.
Le cadre classique, construit sur la physique déterministe de Galilée, Bacon, Descartes, Newton, dut de même, en son temps, rompre avec l'héritage du Moyen-Age et de la Renaissance. Tout en évoquant le contexte historique et scientifique dans lequel se produit la révolution quantique, Georges Mourier se propose de nous en exposer les enjeux philosophiques et culturels, afin que nous puissions en débattre ensemble. Il abordera les quatre thèmes suivants ;
— les impuissances et les errements de la science classique face à la physique des atomes.
— les nouveaux concepts mis en place par la théorie quantique.
— les changements d'interprétation de la réalité et du rapport que nous entretenons avec elle que la mécanique quantique exige (mesure, événements, etc.)
— les phénomènes paradoxaux prédits, puis mis en évidence, tels que la réversibilité du temps, l'inséparabilité, les métamorphoses incontrôlées des particules.
10/01/2001 - Physique Quantique (2) - Georges Mourier
(Cf ci-dessus).
30/01/2001 - Mots chuchotés par le corps en souffrance - Ghislain Devroede
Cette Causerie est pour le moment indisponible.
Ghislain Devroede, chirurgien et professeur de chirurgie à l'université de Sherbrooke (Québec) depuis plus de trente ans, a développé pour ses patients une technique de soins combinant la peinture, le transgénérationnel et la communication non verbale.
La somatisation, les deuils non faits, les secrets de famille et les traumatismes indicibles, les abus sexuels et abus symboliques, il en développe les conséquences sur la vie des descendants, sur les maladies des enfants.
Il démontre qu’une maladie résistant à tous traitements peut être le signe d’un fantôme. Des maladies digestives comme la constipation, l’anisme, la colopathie fonctionnelle, la maladie de Crohn, la maladie de Hirschsprung…. Des maladies gynécologiques… des insomnies peuvent être guéries lorsque le secret de famille est retrouvé, parlé et reconnu.
28/02/2001 - La guérison - Benny Cassuto
Ce qui nous échappe, c'est en premier lieu l'accident inévitable de la mort, l'accident de la naissance, et tous les accidents intermédiaires qui font que la vie se sépare en deux thèmes, deux chapîtres qui sont du côté de la souffrance ou du côté du bien-être. Souvent la souffrance est repoussée de côté comme étant impossible à digérer, c'est-à-dire à acceuillir dans un espace plus global, plus unifié qui ne serait pas dès lors partagé par ces deux thèmes principaux que sont la soufrance et le bien-être.
Donc l'énérgie masculine est avant tout à mon sens une façon de réunifier la sensation d'être, et dans cette réunification, il s'impose que nous considérions notre façon d'être reliés au monde. Les lieux de souffrances étant aussi des lieux qui crient le désir de relation et non pas des lieux qui sont seulement enkystés, oclus. Je vais essayer d'être le moins abstrait possible, j'ai entendu le propos de Nina, même si je considère que l'abstraction fait absolument partie de notre biologie la plus intime, de notre corporalité, de notre dimension charnelle, et que si nous évacuons cette question de l'abstraction dans le domaine du corps, nous faisons une première blessure grave de notre unité qui nous entraine, de Carybe en Sylla, à ne plus reconnaître le lien spirituelle qui nous relie au monde.
21/03/2001 - Sri Aurobindo et le mental des cellules - Aude Zeller
La conception de l'évolution que propose Aurobindo n'est donc pas seulement matérialiste comme celle de la plupart des héritiers de Charles Darwin. Aurobindo ne nie pas l'approche matérialiste mais il signifie sa limite: " Tout le monde sait maintenant que la Science n'est pas un énoncé de la vérité des choses mais seulement un langage pour exprimer une certaine expérience des objets, leur structure, leur mathématique, une impression coordonnée et utilisable de leurs processus - rien de plus. La matière elle-même est quelque chose (peut-être une formation d'énergie ?) dont nous connaissons superficiellement la structure telle qu'elle apparaît à notre mental et à nos sens et à certains instruments d'examen (dont on soupçonne maintenant qu'ils déterminent largement leurs propres résultats, la Nature adaptant ses réponses à l'instrument utilisé), mais nul savant n'en sait davantage ou ne peut en savoir davantage".
A partir de ce constat, Aurobindo affirme que la science n'interdit pas un point de vue spiritualiste sur l'évolution. Pour lui, l'inconscient n'est pas seulement de nature subconsciente comme l'affirment les Freudiens et tous les psychologues matérialistes, mais l'inconscient a aussi une nature spirituelle où la conscience est élargie, se dépassant elle-même en supra-conscience. Certes on peut considérer à un certain niveau que le subconscient est comme un ensemble de pulsions qualitatives traduisant un jeu de forces matérielles que la Science estiment quantitatives et qui seules assureraient l'évolution. Mais pour Aurobindo découvrir que l'inconscient est aussi de nature supraconsciente apporte un éclairage supraconscient jusqu'au fond du subconscient qui montre que le regard scientifique passe forcément à côté de la conscience cachée au cœur de la matière.
25/04/2001 - Un outil de connaissance : l’art de l’auto éloge - Jean Kabuta
Poète, Docteur en linguistique africaine, Professeur, chef du Département des Langues et Cultures Africaines, à l'Université de Gand.
L'autolouange est une forme de l'expression publique de la personne (kasàlà, izibongo, oriki dans quelques langues africaines).
L’autolouange se récite au lever ou au coucher du jour. Elle accompagne efficacement la marche ou toute autre activité. C’est de cette manière qu’elle atteint son but qui est la transformation de la personne.
L'autolouange, genre littéraire fort répandu en Afrique, suppose également la louange de l'autre. Elle permet à la personne, à travers un rituel, de réaffirmer sa place dans le groupe, tout en renforçant les liens entre les individus.
A ce titre, elle a un caractère thérapeuthique ou préventif très puissant !
16/05/2001 - Élargissement de la vision au cours de phénomènes extrasensoriels - Ghislaine de Laage
Le travail de la vision au-delà du visuel transparaît aussi bien au niveau des rêves que de ce qui est perçu. Beaucoup d'entre nous ont rêvé de voir à travers les yeux fermés ou à travers l'ouverture de la fontanelle, avec un troisième œil. Le transgénérationnel est présent dans tout ça, ne serait-ce que parce que les gens qui y participent font pour la plupart ce travail-là, même si tout le monde ne le fait pas. Ce travail sur les lignées nous fait travailler sur l'origine des origines, donc à la fois sur la lumière et sur les différents statuts de l'image, ainsi que tout ce qu'on peut appeler extra-sensorialité. C'est-à-dire un petit peu comme s’il y avait deux courants qui se croisaient, celui de la lumière extérieure qui essaie d'avoir accès au cerveau et celui de la conscience qui va chercher à émerger de l'intérieur. C’est comme deux courants qui sont continuellement obligés de négocier l'un par rapport à l'autre et qui amènent tout ce train de diversification de l'image.
13/06/2001 - Sauveur entre rêve et jour : le symbolisme trinitaire d’Asclépios - Willy Barral
Dans Promenades dans la Grèce antique, Jacques Lacarrière rappelle qu'Epidaure est avant tout l'histoire d'un homme devenu dieu. Comme nous l'avons vu le 29 septembre 2000, la vocation profonde d'Asclépios fut le service des mortels (en raison sans doute de ses attaches originelles avec l'humaine condition). De tous les dieux grecs, il est celui qui semble avoir le mieux compris les problèmes et les soucis des hommes.
Un beau jour, bien sûr, en des temps légendaires, une nouvelle singulière se répandit en Grèce: un homme, ou plutôt un héros fils d'Apollon, ressuscitait les morts!
Après sa naissance clandestine sur le mont Kynorton, Asclépios avait grandi dans les forêts du mont Pélion, aux côtés du centaure Chiron. Il y avait appris à connaître les vertus curatives et magiques des plantes, ainsi que l'art de la médecine qu'il sût porter à la perfection. Puisqu'il découvrit le secret de la vie et de la mort. De nombreux héros célèbres furent ressuscités par ses soins: Lycurgue, Glaucos, Hippolyte. Mais comme on ne saurait braver impunément les lois établies par les dieux (si l'homme cesse d'être mortel, qui le différenciera désormais des divinités?), Hadès, inquiet de ne plus voir personne sur les rives du Styx, intervint auprès de Zeus qui foudroya l'imprudent, et Asclépios devint, comme tant d'autres, une constellation: Ophiocus, que l'on peut toujours la voir, dans le ciel boréal, entre Arcturus et le Serpent.
Ainsi se déroula, entre deux coups de foudre marquant sa naissance et sa mort, ce qu'en langage moderne, on appellerait «la vie ardente et tragique d'Asclépios». Une des versions de sa légende le fait naître à Epidaure, sur les crêtes du mont Kynorton qui domine le site. Il n'y ressuscitait pas les morts, mais guérissait néanmoins les vivants: délivrait les femmes aux grossesses difficiles, rendait la parole aux muets, la vue aux aveugles et faisait repousser les cheveux sur le crâne des chauves. Les consultants, venus de toutes les contrées du monde grec, sacrifiaient une victime à Apollon, père d'Asclépios, puis s'enroulaient dans la peau de l'animal et allaient se coucher dans un bâtiment proche du sanctuaire, où le dieu les visitait dans leur sommeil et les guérissait par son seul pouvoir divin.
Bien des siècles plus tard, les prêtres, formés en collèges appelés Asclépiades, aidèrent quelque peu le pouvoir guérisseur de leur dieu par les voies naturelles et rationnelles de la médecine. Naquit alors notre «médecine moderne» qui, pour efficace qu’elle est, en «savoir opérationnel sur le corps physique», semble aujourd’hui s’embourber dans les sables d’une médecine orthopédique qui engendre de nouvelles maladies de plus en plus «insolentes» au regard de la science. La perte de toute symbolisation mythique n’en serait-elle pas la cause? Et, face à une telle désertification de la vie symbolique chez les hominiens sapiens sapiens, les «singes-savants» que nous sommes devenus, ne nous faut-il pas tout mettre en œuvre pour réhabiliter une culture chamanique?
Le culte d’Asclépios n’a pas fini de nous enseigner les voies de la sagesse d’une spiritualité chamanique. Il s'étala sur presque un millénaire, du VI éme siècle av. J. C. jusqu'au IV ème siècle ap. J. C., et durant tout ce temps, Epidaure fut le sanctuaire des miracles, vers lequel accouraient tous ceux qui n'avaient plus d'autre espoir que l'intervention du dieu. Il faut croire qu'Asclépios ne les déçut jamais: sa réputation dépassa vite les frontières d'Epidaure. Il eut des sanctuaires à Athènes, à Cos où naquit Hippocrate qui affirmait descendre du dieu lui-même, à Titane où Pausanias décrit sa statue, emmitouflée dans des vêtements de laine.
Etrange, le pouvoir de ces visions miraculeuses, coïncidant si exactement avec celles auxquelles les consultants s'attendaient. Nul doute qu'ils voyaient en rêve, le dieu tel qu'on aimait à le représenter: la barbe bien bouclée, le regard bienveillant et paternel, une main qu'on imagine pataude et douce, et toujours, à ses pieds ou enroulé autour de son bras, son fidèle serpent.
Ce rapide rappel, pour ceux qui n'ont pu être présents la dernière fois, et afin d'aborder maintenant la question du Symbolisme dans la méthode thérapeutique d'Asclépios: une méthode hellénistique trinitaire dont s’inspirera le Christianisme naissant, avec la figure du Christ telle que la présente Luc, le disciple de Paul, dans les Actes des Apôtres, écrits une cinquantaine d’années après le passage éclair de Jésus de Nazareth en Palestinienne.
Ce soir-là, avec vous, dans notre «Jardin d’idées Dumasien», il sera question, pour moi, d’aborder la Sainte Trinité sous son angle thérapeutique: un essai de mytheanalyste… en herbes… aromatique!
27/06/2001 - L’expérience chamanique avec l’ayahuasca, méthodologie - Ghislaine Bourgogne
Pas de présentation spécifique, mais pour ceux qui ne savent ce qu'est l’ayahuasca :
Le nom d'ayahuasca (ou yagé) est donné à un breuvage à base de lianes aux vertus enthéogènes, consommé traditionnellement par les chamans des tribus indiennes d'Amazonie. En kichwa selvatique, aya signifie mort ou esprit des mort et huasca : liane, d'où la traduction habituelle de liane des esprits.
SAISON 2001-2002
Pas de Causeries en septembre 2001.
17/10/2001 - Le travail chamanique avec et sur la mort - Ivana Caprioli
L’interdit de penser la mort est, à notre époque, beaucoup plus que la sexualité, responsable des troubles pour lesquels on consulte psychiatres et psychanalystes. Or, bien que la psychanalyse propose, à ce niveau, une écoute souvent efficace, elle n’a développé aucun savoir particulier sur la mort. Le chamanisme, en revanche, se réfère à une conception de la mort et de l’Au-delà, vieille de plusieurs millénaires, qui a prouvé son efficacité tant au niveau de l’accompagnement des mourants que de la «clinique des défunts». Nous verrons que cette clinique des parents et des ancêtres «mal mort» est assez proche de ce qu’est, en psychanalyse, la clinique de fantôme.
21/11/2001 - La chair chinoise - Cyrille Javary
Cette Causerie est pour le moment indisponible.
Avez-vous déjà vu un nu chinois? De toutes les civilisations, la chinoise est sans doute une de celle qui s’est le plus préoccupé du corps humain. L’acupuncture, le Tai ji quan et le Qi gong en sont des preuves bien actuelles. Pourtant, elle ne l’a jamais représenté. Le nu qui est une évidence familière des cultures occidentales, de l’Antiquité à nos jours et de l’Inde à la Californie, est totalement absent de l’art chinois. Pourquoi? Sans doute parce que le regard que porte la pensée chinoise sur le corps humain s’inscrit dans une perspective différente, dans un univers sans création divine, sans échelle, un système fractal d’auto genèse, rythmé par le Yin Yang.
12/12/2001 - Réponse aux questions sur la féminité - Danièle Flaumenbaum
Cette conférence est la suite de celle donnée l’année dernière, en novembre. Danièle Flaumenbaum y répondra aux questions qui lui ont été posées depuis, concernant la construction de la petite fille et l’accès au «génie de son sexe», la mutation engendrée par l’avènement du maternel et la retrouvaille de ses ancêtres, la pratique de l’énergétique sexuelle chinoise et l’alchimie féminine taoïste qui permet l’épanouissement de la communication à l’autre.
30/01/2002 - Les questions actuelles de la sexualité - Didier Dumas
La psychanalyse occupe de nos jours une place importante dans notre façon de penser la sexualité. Or, sa théorie de la construction sexuelle étant focalisée sur le seul sexe du garçon, elle n’a, en retour, produit aucune théorie acceptable de la féminité, du plaisir charnel et de la jouissance orgastique. Ce qui fait que le bilan d’un siècle de psychanalyse n'est pas très brillant.
Je partirais d’un dépouillement des journaux pour mamans (improprement appelés : journaux pour parents) effectué par un collègue enseignant, et d’une série d’entretiens d’adolescents vierges réalisé par un ami de mon fils, afin de montrer que nous sommes encore loin d’être venu à bout des ravages opérés, dans notre culture, par la médicalisation bourgeoise de la sexualité infantile, le puritanisme de classe, les théories hygiénistes de la sexualité masculine et la culture du french cancan. Je poursuivais sur l’ouverture qu’a été, pour moi et mes amis, la découverte de la sexualité taoïste, afin d’envisager comment se donner un modèle des processus sexuels qui permet de redonner à l’érotisme la place qui est la sienne dans le mythe biblique : celle d’être la porte de toute Connaissance.
13/02/2002 - Des observations qui décoiffent : un microfilm sur le cheveu - Robert Zirmi
Robert Zirmi est analyste en bulbologie capillaire : une technique de détection des cellules organiques dégradées incluse dans les bulbes pileux, qui offre une analyse assez fine des dérèglements organiques et psychiques de l’individu.
Lorsque vous consulter Robert Zirmi, il vous arrache quelques cheveux. Il la place entre deux lamelles transparentes sous un microscope qui, muni d’une caméra reliée à un écran vidéo, vous fait découvrir le surprenant spectacle de la vie de vos cheveux. Vous saurez ainsi si vous souffrez de dérèglements intestinaux ou glandulaires, de manque de sommeil, d’un choc psychologique ou de facultés médiumniques, de fragilités osseuses ou veineuses, mais également si vous êtes sujet au cancer, a l’arthrose ou la maladie d’Alzheimer. Ce, par l’analyse des traces d’hormones, toxines et autres sécrétions, ainsi que leur réaction à différents produits qui génèrent de fort belles cristallisations.
En résumé, un spectacle haut en couleurs : le microfilm du cheveu.
13/03/2002 - Dialogue avec les anges - Nicole Jean
Un arrêt cardiaque en pleine rue : A 42 ans, Nicole Jean, alias Alexis Ambre, est déclarée « cliniquement morte ». Son cœur recommence à battre trois heures et demie plus tard, alors qu’elle est sur le point d'être placée, en chambre froide, à la morgue. Cette N.D.E. ( Near Death Experience ) – ou expérience de mort imminente – l'entraîne dans l'exploration de cet univers invisible qu'on appelle « la mort. »
Qu'y a-t-il de l'autre côté ? Qu'a-t-elle découvert de si étrange, de si impressionnant, pour que toute sa vie s'en trouve bouleversée ? Son témoignage est une nouvelle preuve qu'il existe une survie de la conscience après la mort. De quoi ne plus avoir peur du « grand voyage… »
Le témoignage de Nicole Jean apporte un éclaircissement à toute personne qui cherche à comprendre le processus de la vie et de la mort, mais aussi des cycles de nos vies.
10/04/2002 - Psychanalyse de la mort : la cure au LSD d’un rescapé d’Auschwitz (1) - Didier Dumas
Cette conférence sera la première d’une série sur les cinq séances d’analyse sous LSD, effectuées, dans la clinique d’un psychanalyste hollandais, par un déporté d’Auschwitz qui les relate dans un livre signé de son numéro de déportation : Les visions d’un rescapé [Ka.Tzetnik 135633 Les visions d'un rescapé ou le syndrome d'Auschwitz (Hachette) 1990].
Ce dont souffrait cet homme est, en bien des points, semblable à ce à quoi j’ai été confronté de 4 à 18 ans, dans la relation à un autre dépoté, le deuxième époux de ma mère dont j’ai porté le nom jusqu'à 24 ans. Je rendrais donc tout d’abord brièvement compte de cette rencontre précoce du fantôme d’Auschwitz, afin de situer en quoi la lecture et le travail effectué sur ce livre a soigné, en moi, ce père sorti fou des camps et ouvert mes recherches sur la mort.
Cette cure au LSD est une psychanalyse de la mort et des représentations qui y sont attachées. Le « syndrome d’Auschwitz » s’y présente comme une paralysie absolue des représentations de la mort qui se sont figée à Auschwitz dans une peur sans nom. Ce que le LSD ébranle par une descente à l’âge où elle se sont construites, et une explosion de l’activité mentale originaire qui est, non seulement celle à l’œuvre dans la psyché du fœtus, du bébé et l’enfant d’avant 3 ans, mais également le lieu matriciel où prennent source toutes les croyances et religions humaines.
15/05/2002 - Un chemin de vie tracé par les autistes - Anne Marguerite Vexiau
Orthophoniste de formation, Anne-Marguerite Vexiau s’est spécialisée dans la prise en charge des autistes, avec lesquels elle travaille depuis vingt ans. Elle s’est formée, en 1993, à la Communication Facilité (CF) en Australie. La CF est un processus de communication qui permet aux personnes ne pouvant pas parler (handicapés mentaux ou physiques) d’exprimer leurs désirs et sentiments en frappant des lettres sur un clavier, aidés par un partenaire de communication, appelé facilitant, qui soutient la main du patient. Or, elle s’est très vite aperçue que ce support gestuel allait bien au-delà d’un soutien neuromoteur et émotionnel. La CF révèle en effet des capacités insoupçonnées de l’être. Le facilité semble s’exprimer en utilisant la mémoire verbale du facilitant, qui traduit en mot les images mentales que lui envoie le facilité. Servant de médiateur à la communication, il offre, au facilité, son équipement moteur, sensoriel et psychique. Ce qui ouvre l’accès aux couches profondes de la consciences d’une façon souvent très étonnante.
Poursuivant ses recherches, Anne-Marguerite Vexiau a développé cette approche avec des personnes névrosées, en lui donnant le nom de « psychophanie » (du radical grec « phan » : mettre à jour). Des documents vidéo illustreront comment ce processus relationnel de communication d’inconscient à inconscient donne souvent des résultats thérapeutiques rapides et surprenants, en apportant un nouvel éclairage sur la conscience des embryons, la communication intergénérationnelle, la façon dont les autistes affirment qu’il communiquent avec les mort, le mystère du psychisme humain et les formes collectives de l’inconscient.
19/06/2002 - Psychanalyse de la mort : la cure au LSD d’un rescapé d’Auschwitz (2) - Didier Dumas
Dans la seconde prise de LSD relaté par Yechiel De-Nur, alias Ka.Tzetnik 135633, dans Les visions d’un rescapé, la paralysie des représentations de la mort apparaît comme une immobilité du temps, resté irrémédiablement figé, dans le sadisme exterminateur des kapos d’Auschwitz. Cette immobilité du temps, qui se présente comme le retour fixe et immuable des images traumatiques, permettra d’approfondir la conception freudienne du traumatisme, en cernant quelque chose dont Freud n’a pas traité : la façon dont la compréhension de la mort et son intégration dépendent, à l’âge oedipien, de celle du temps.
SAISON 2002-2003
25/09/2002 - Les enfants et la guerre Paroles et dessins d’enfants après le 11/09/2001 - Donatella Caprioglio
Quand arrive quelque chose de grave, qui nous trouble collectivement, on a tendance à chercher à se retrouver ensemble, pour rétablir dans le groupe l’unité personnelle qui a été attaquée. On se mets à parler pour récupérer le fil du discours, c’est-à-dire notre identité qui risque d’être brisée. Parler sert à élaborer une émotion, la parole étant un pont entre soi et le monde extérieur. Quand ce pont s’interrompt, le blocage se traduit en douleur physique ou psychique. Ceci est valable pour les adultes, comme pour les enfants. Après le 11 septembre, chacun de nous s’est senti personnellement attaqué et l’angoisse d’assister passivement à la mort en direct nous a poussé à parler avec les autres, à regarder de façon obsessionnelle la télévision, les journaux, pour essayer d’élaborer parole après parole, image après image, le choc subi.
Et les enfants ? Comment ont-ils vécu ces évènements et quelles peurs ont-ils suscité ? Comment ont-ils pu élaborer cette angoisse qu’ils ont vue, au-delà des images de télévision, dans les yeux de leurs parents ? Quelles sont leurs représentations et leurs propositions ? Quel espace d’écoute et de parole leur avons-nous donnée ?
Donatella Caprioglio qui est psychanalyste a demandé à des enfants de quatre et huit ans, français et italiens, de fixer les images qui les ont frappés à la télévision, dans un dessin, et dans un autre, d’élaborer une solution pour l’avenir. Ce, en transcrivant les propos des enfants. Sont apparues des similitudes et des différences culturelles entre les deux pays, mais surtout la capacité des enfants de comprendre ce que nous, adultes, ne savons plus voir.
23/10/2002 - Prendre en charge l’enfant ou travailler avec ses parents - Pascale Martin
Educateurs ou thérapeutes, notre désir d’intervenir auprès d’enfants nous viens souvent du besoin de réparer notre propre enfance. C’est pourquoi, nous reconnaissant dans la souffrance des jeunes qui nous consultent, nous éprouvons parfois quelques difficultés à travailler avec leurs parents que nous avons tendance à confondre avec les nôtres. Savoir accueillir des parents me paraît pourtant de nos jours plus nécessaire que jamais. D’abord parce que c’est de cette façon qu’on parvient à percevoir quelle est exactement la demande d’une famille et notamment de qui elle émane. Ce qui permet de s’apercevoir qu’un grand nombre d’enfants « symptomatiques » semblent plus désireux, au moins dans un premier temps, de « confier » leurs parents à un thérapeute de métier (en profitant de la sorte de la meilleure santé psychique de ceux-ci) que de transférer eux-mêmes sur un substitut parental. Ensuite, parce que, pris dans une évolution des mœurs galopante, la plupart des parents se voient aujourd’hui confrontés à une double difficulté : identifiés inconsciemment aux structures parentales des leurs, ils doivent en même temps constamment innover pour faire face à des situations que leurs pères et mères ne pouvaient même pas imaginer.
Il semble donc urgent de mettre en place les conditions pratiques et théoriques susceptibles de permettre aux parents de mieux exercer un « métier » qui se transforme à toute vitesse, sans perdre pour autant ses caractéristiques fondamentales. Car, repenser et préserver les fonctions parentales dans la société actuelle me parait incontournable si l’on veut aider efficacement des enfants à se construire.
20/11/2002 - La construction sensitive et fantasmatique de la sexualité - Didier Dumas
En ne prétendant expliquer ni le plaisir érotique ni l’orgasme, la psychanalyse a, en quelques sortes, créé la sexologie par défaut. La psychanalyse n’a, en effet, pas d’autre visée que de renvoyer les questions que soulève la sexualité au champ plus vaste des rapports de l'enfant à ceux qui l'ont accueilli. Elle a ainsi laissé dans l’ombre tout le registre de la communication érotique. La première raison à cela est que Freud n'a pris en compte que la dimension la plus tardive de la construction sexuelle. Il a considéré l’œdipe au cours duquel se construit le registre des sentiments et la capacité de tomber amoureux. Mais, ayant réduit la sexualité infantile aux stades oral et anal, il a négligé les périodes, antérieures à l’œdipe, au cours desquelles se construit la dimension sensitive et fantasmatique de la sexualité : le stade fœtal et le la « dyade mère-enfant ». Nous verrons donc comment le registre des sensations, des images et de la télépathie infantile, qui fait autant le charme de l’amour que sa difficulté, se construit au cours de ces deux périodes.
18/12/2002 - L’haptonomie : une approche dynamique de l’affectivité - Catherine Dolto
L’haptonomie est née des expériences dramatiques vécues par son découvreur, Frans Veldman, lors de la deuxième guerre mondiale. Celui-ci la définit comme une science phénoménologique et empirique : la science de l’affectivité. La phénoménalité haptonomique de la rencontre révèle que l’affectif est le troisième terme, oublié, mais indispensable à la compréhension de l’être humain. Elle nous permet de sortir de la dichotomie corps-psyché dans un abord réellement global de la personne. Elle apporte un éclairage nouveau aux questions posées par ce qu’on appelle couramment la psychosomatique, ainsi qu’au soin, au sens le plus large du terme, et à l’éducation, de la conception à la mort.
15/01/2003 - La clinique oedipienne de la mort et thérapie des « ancêtres mal morts » - Didier Dumas
Bien que la psychanalyse se soit moulée dans le sillon déjà amplement labouré de la spiritualité biblique, elle a tenu à s’en séparer. Elle a ainsi adopté le vernis scientifique du scepticisme matérialiste en faisant d’une certaine façon impasse sur la mort. Or ce qu’on appelle l’œdipe est non seulement la construction des représentations qui soutiennent la sexualité à l’âge adulte, mais aussi de celles qui, centrées sur l’interdit de l’inceste, en posent les limites : les représentations de la mort.
Après avoir situé la place qu’occupent les représentations de la mort dans la psychanalyse transgénérationnelle, je présenterai les recherches que j’ai mené, en ce domaine. C’est-à-dire comment, partant de la découverte du taoïsme et de l’apprentissage de l’acupuncture, celles-ci se sont poursuivies (avec Pierre Bacelon et Régis Dutheuil) dans l’étude des NDE (near death expériences) ou EMI (états de mort imminente), pour aboutir à la découverte du chamanisme et au travail dans lequel je me suis engagé avec Ivana Caprioli. Ce qui mettra en lumière que le fantôme (la transmission d’une pathologie inconsciente) n’est pas (comme cela s’entend souvent) un mort qui persécute ses descendants, mais une structure énergétique communautaire ou familiale (une « image transgénérationelle du corps ») qui, en l’absence de représentations de l’Au-delà, interdit tout travail de deuil.
05/02/2003 - L’humour et le rire - Tatiana Fonseca
Les limites entre l’humour, le rire, le comique, l’ironie, l’esprit et la malice, sont parfois incertaines. L’humour se distingue toutefois par un trait essentiel : il ne rit pas de… il rit avec… On peut même ajouter qu’on ne fait pas de l’humour avec n’importe qui, mais avec ceux qu’on aime. Étant avant tout « gaieté de fantaisie », l’humour nécessite une grande complicité, car il repose sur un jeu d’opposés entre respect et impertinence, gravité et légèreté, empathie et agressivité, narcissisme et détachement de soi-même.
Dans leur correspondance, Freud et Jung reconnaissent tous deux ses bienfaits. Néanmoins, ils ne l’abordent pas de la même manière. Freud y voit un dialogue entre le Moi et le Surmoi, soudainement devenu bienveillant, alors qu’il évoque à Jung une figure issue de l’ombre qui emprunte aussi bien les visages d’Hermès, de Mercure, du Fripon divin, que du corbeau ou du coyote des tribus indiennes.
Si, enfant, je n’avais pas très vite appris à me servir de l’humour et du rire, je n’aurais pas pu supporter l’ironie mon père et, par la suite, bénéficier d’une transmission paternelle. En tant que thérapeute, l’humour m’a grandement aidé avec certains patients, en particulier les enfants. Plus tard, j’en ai retrouvé la puissance dans la tradition chamanique, où on lui attribue un pouvoir de transformation, en y voyant, comme dans le rire, une nourriture spirituelle.
11/03/2003 - Les Huit méridiens extraordinaires - Elisabeth Rochat de la Vallée
A côté du système régulier des 12 méridiens, il existe 8 méridiens appelés « extraordinaires » (Ce qui peut se comprendre comme : normes naturelles d’organisation de la vie). L’ensemble de ces huit méridiens a pour charge de régler le yin et le yang, le souffle et le sang, dans leur rapport au modèle originel propre à chaque individu. Ils soutiennent la vie lorsque le système des 12 méridiens réguliers défaille. Et ces 8 méridiens dits extraordinaires peuvent aussi être considérés comme la première organisation de la vie qui se développe à partir de l’embryon.
De même, à côté du système régulier des 5 Zang (les organes-trésors, appelés ainsi car ils thésaurisent la vie : le cœur, la rate, les poumons, les reins et le foie) et des 6 Fu (les entrailles-ateliers qui, associés aux organes-trésor, travaillent pour eux : l’intestin grêle, l’estomac, le gros intestin, la vessie, la vésicule biliaire, et le triple réchauffeur), il existe un ensemble de 6 entrailles appelées extraordinaires et constantes (le cerveau et les moelles, les os et les Mai, les circulation vitales, l’utérus et la vésicule biliaire). Extraordinaires, car elles thésaurisent les essences vitales comme le font les organes-trésors (les Zang), mais en ayant une contenance semblable à celle des entrailles-ateliers (les Fu). Constantes, car elles gèrent les essences (Jing), expression de l’origine qui fondent ma vie (Jing désigne aussi le sperme). Ou encore, parce que, sous la forme du sang de la femme et sperme de l’homme, elles la reproduisent.
02/04/2003 - Gustav Fechner : le "grand-père oublié" de la psychanalyse - Claude Rabant
Physicien et mystique, Gustav Fechner (1801 1887) est le fondateur de la Psycho-physique (la science des relations de fonctions et de dépendance entre le corps et l'esprit).
Claude Rabant qui est psychanalyste nous présentera certains points remarquables de sa vie et de son œuvre, dans laquelle Freud puisa sa conception du rêve, ainsi que la notion de pulsion (Trieb) dont l’origine remonte à Fichte et à Schiller. Il montrera comment les conceptions de Fechner sur la notion de seuil et la délicate fonction du plaisir-déplaisir, ont influencé la théorie freudienne des pulsions, suggéré l’horizon du principe de plaisir et la conceptualisation, en1920, de la pulsion de mort, notamment à travers le principe de la tendance à la stabilité défini par Fechner en 1873. Deux points seront plus particulièrement cernés : la pulsion comme « concept-limite » ou démarcation du psychique et du corporel, et la pulsion comme « mesure de l’exigence de travail imposée à l’appareil psychique », autrement dit, la fonction quantitative de l’excitation due au plaisir et au déplaisir, et le rapport du sujet au réel.
14/05/2003 - Les indiens Jivaros : société, cosmovision, chamanisme et santé - Jean-Patrick Costa
Pharmacien spécialiste des médecines traditionnelles et chef de mission humanitaire en Amazonie, Jean-Patrick Costa a réorganisé toute la pharmacopée traditionnelle des Indiens Jivaros. Il est l’auteur de Indiens Jivaros (Le Rocher 1997) et de L’Homme-Nature (Sang de la Terre, 2000).
Jean-Patrick Costa nous présentera la société Jivaro, la vision du monde et les mythes de ces Indiens anciennement réducteurs de têtes. Quelle est leur conception de la maladie et de la mort ? Quelles médecines utilisent-ils ? Comment devient-on chaman ? Comment soignent-ils ? Autant de questions qui nous plongerons au cœur de l’écologie et de la spiritualité des peuples autochtones pour nous faire rebondir sur la délicate question de l’action humanitaire en Amazonie, qui passe par la mise en place de systèmes de santé innovants, capables d’intégrer tradition et modernité, chamanisme et médicaments.
11/06/2003 - La vieillesse : un temps pour quoi ? - Aude Zeller
Quand la vieillesse ne prend pas spontanément des allures de sagesse, mais se met à dévaster les capacités mentales, psychiques ou corporelles d’un individu, n’est-ce pas là l’ultime opportunité pour prendre soin de l’Etre ?
Celui qui se trouve « abîmé » par les vicissitudes de l’âge a plus que jamais besoin de l’aide d’un proche, qu’il soit familial, social ou médical, pour ne pas rester irrémédiablement enfermé dans la révolte ou la dépression, pour ne pas sombrer dans un néant de vie, pour donner sens à son épreuve.
Quel type d’accompagnement peut permettre à la personne âgée ou démunie d’accepter l’inacceptable, de franchir l’insurmontable et finalement peut-être de mourir conscient, malgré le terrible processus de dégénérescence ?
SAISON 2003-2004
24/09/2003 - L’évolution des mœurs depuis 1945 - Didier Dumas
Tout ce qui, dans le domaine sexuel, était encore récemment caché, interdit ou honteux s'expose aujourd'hui au grand jour. Dans ce contexte culturel nouveau, l’absence de parole sur la sexualité qui continue à être la règle au sein des familles est devenu dramatique. C’est ce que nous apprenait, en février 2001, une étude de l’INSERM sur le suicide des adolescents. Celui-ci est non seulement devenu la seconde cause de mortalité des 14-24 ans, mais les tentatives de suicide sont de plus en plus précoces et deux fois plus fréquentes chez les filles que chez les garçons. Voilà qui rend urgent de se pencher sur la façon dont les valeurs sexuelles se transmettent dans notre culture. Nous verrons donc que, si l’évolution des mœurs à laquelle nous sommes actuellement confronté s’accélère en 1945, avec la fermeture des maisons closes et l’acquisition du droit de vote et d’éligibilité par les femmes, celle-ci s’amorce, en 1892, date à laquelle le vocabulaire sexuel qui est aujourd’hui le nôtre apparaît dans les dictionnaires. À cette époque où se structurent les premiers mouvements de libération de la femme et où s’implante la psychanalyse, la société bourgeoise du dix-neuvième siècle a éliminé du langage toute trace de sexualité. Il n’existe plus aucun mot permettant de la nommer. La médecine entreprend donc d’en recrée un, en commençant par adapter à l’homme un terme utilisé jusqu’alors pour les plantes et les animaux : le « sexe ». Telle est le regard historique qui nous permettra de cerner comment les valeurs sexuelles se sont transmises depuis 1945 et de saisir en quoi les fantômes de la sexualité bourgeoise continuent à hanter les nouvelles générations.
Pas de Causeries en octobre 2003.
20/11/2003 - La cosmologie chamanique - Ivana Caprioli
Bien qu’il existe autant de chamanismes que d’ethnie, de chamans ou d’individus, tous se réfèrent à une structure cosmologique qui est partout la même et qui constitue la réalité dans laquelle l’être humain s’incarne et se développe. Cette structure est formée des Quatre Orients et des Trois Mondes reliés en leur centre par l’Arbre de Vie. Le Monde du Bas est celui des divinités animales, végétales et minérales qui informent les hommes des fonctionnements de la vie terrestre, comme le fait le Serpent du jardin d’Eden ; le Monde du Haut, celui des ancêtres, des guides et autres divinités tutélaires dont l’ange gardien de la chrétienté est la forme la plus récente ; et le Monde du Milieu est le nôtre. Nous verrons donc que, si l’esprit et la pensée nous viennent du Monde du Haut, nous devons notre horizontalité aux animaux, notre verticalité aux arbres et la matière qui nous constitue, aux minéraux.
17/12/2003 - Naître au conscient - Varinia Oberto & Alain Sotto
Un jour où je faisais remarquer à mon second fils, qui avait une dizaine d’années, que je le trouvais étonnamment bien organisé dans la gestion de ses amitiés et de son travail scolaire, il me rétorqua : « Avec Alain et Varinia, j’ai eu beaucoup de chance ! » Ayant eu des difficultés pour apprendre à lire, il avait participé aux stages d’été qu’ils organisaient, à l’époque, dans leur maison de Grignan où ils apprenaient aux enfants comment fonctionne, non pas l’inconscient, mais le conscient : Quels sont les processus qui nous permettent d’emmagasiner des informations, et en quoi cette mémorisation dépend des projets à travers lesquels nous créons le futur.
Dans Naître au Conscient qu’ils publient cette année chez Desclée de Brouwer, Varinia Oberto et Alain Sotto reposent la question du rôle dévolu aux parents et aux éducateurs, qui est d'ouvrir le monde à l’enfant et de l’aider à accéder à son intériorité propre. Ils montrent qu’il n’existe pas d’enfant paresseux, ni de cancre heureux.
Si l’enfant décide d’aller à l’école, c’est pour y réussir. Mais s’il ne sait, ni pourquoi il apprend, ni comment il apprend, il n’y parvient pas et il en est malheureux.
Comment naît son intelligence et s’épanouissent ses potentialités ? Quelles sont les nourritures essentielles à son développement ? Comment l’enfant réalise-t-il son adaptation au monde ? Quel plaisir peut-il trouver à assumer sa propre construction mentale ? Où en puisse-t-il la motivation ? Peut-il apprendre si on ne lui a pas expliqué comment fonctionne la pensée ? Et quel est le rôle des parents dans ce développement intellectuel ?
Pas de Causeries en janvier 2004.
12/02/2004 - Le temps et l’espace dans le chamanisme - Ivana Caprioli
Tels qu’on les conçoit de nos jours, l’espace possède trois dimensions et le temps s’écoule d’une façon linéaire du passé vers le futur. Or cette façon de les concevoir n’est valable qu’au regard de la réalité matérielle. Dans la réalité mentale, celle des rêves, de l’esprit et du voyage chamanique, il n’en va pas de même. Deux espaces peuvent, en effet, s’y superposer pour en former un troisième. Quand au temps, il y est réversible, puisque l’esprit permet d’explorer le passé et de se représenter le futur. Nous verrons donc que, dans l’Autre Réalité qui est celle du chamanisme, le temps et l’espace deviennent des vecteurs, sur lesquels la psyché peut se déplacer, qu’il s’agit d’utiliser comme des instruments du travail et de la recherche.
10/03/2004 - La fleur de l’os ou la mémoire des dents - Michèle Caffin
Me soigner chez Michèle Caffin m’a permis d’approfondir la connaissance énergétique de nos dents. La médecine chinoise les considère porteuses de mémoire ancestrale. Michèle Caffin y ajoute la mémoire singulière de chacune d’entre-elles et explique comment les dents expriment notre construction affective et personnifient notre « théâtre intérieur ». Voici ce qu’elle en dit :
« Je me suis penchée trente ans sur les dents, je les ai réparées, enlevées, mises en sursis, et puis un jour, une idée qui m’a parue lumineuse à explosé dans ma tête : chacune d’entre elles est un personnage. Chacune porte une partie de notre histoire et mémorise un rôle où nous sommes tout à la fois acteur et spectateur. Elle en garde le texte, l’active sans que nous n’y prenions garde et parfois, perd de sa matière, ce que nous appelons une carie.
D’où vient ce pouvoir des dents de nous faire souffrir pour une blessure pas plus grosse qu’une épine et pourquoi le mal d’amour est-il en relation avec le mal de dent ? La dent est un os marié à un autre os qui la porte et disparaît avec elle. En elle, l’os et le sang se conjuguent afin que l’homme se définisse et trouve son nom. De l’incisive à la molaire, chacune sonne sa note et nous relie du plus profond de nous-même à l’expérience sur le terrain, le but étant de mordre dans la Vie ». D. F.
Michèle a publié deux livres : Quand les dents se mettent à parler, Guy Trédaniel, 1994. Mon dieu, la dent et moi, Guy Trédaniel, 2003.
07/04/2004 - De la psychanalyse à la psychophanie - Annette Jean-Caron
« Connais toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux », disait Socrate. La psychanalyse nous a ouvert les portes de l'inconscient. Avec la psychophanie, Anne Marguerite Vexiau nous invite à poursuivre cette aventure intérieure. Elle nous offre un outil thérapeutique qui nous permet d'explorer l'être dans sa consistance multidimensionnelle a la fois horizontale et verticale, transgénérationnelle et transpersonnelle.
Annette Jean-Caron a longuement travaillé avec Anne-Marguerite Vexiau. Elle nous racontera comment la psychophanie l'a mise en contact avec la dimension la plus intime de son être (son Soi), comment celle-ci a éclairé, prolongé et transformé le travail de deux longues analyses et diverses approches psychothérapiques. Elle montrera ainsi en quoi cette expérience a transformé son abord de la psychothérapie et de quelle façon elle utilise la psychophanie avec ses patients.
12/05/2004 - Comment les nouvelles avancées des sciences éclairent l’univers affectif - Jean-Louis Revardel
Jean-Louis Revardel est haptothérapeute, biologiste, enseignant et chercheur. Cette pluridisciplinarité l'a conduit à une réflexion novatrice sur "ce fleuron de l'espèce humaine" qu’est l'affectif. Comment, en effet, rendre compte du monde de l'affectivité si subtil et complexe qu'on ne peut, selon les critères scientifiques habituels, ni l'expérimenter ni le prouver, mais simplement l'éprouver ? J.L. Revardel nous invite à porter un regard nouveau sur l'univers affectif. Il nous montre comment la rencontre de la phénoménalité haptonomique et de la pensée du complexe (microphysique quantique, théorie du chaos, fractales) aide à approcher les phénomènes qui relèvent de l'affectif. Sous-tendue par l'expérience clinique, cette réflexion transdisciplinaire permet en effet d'éclairer les concepts de l'haptonomie, de la situer parmi les autres approches, et d’appréhender les formidables potentialités aimantes et créatrices de l'être humain, toujours à la recherche, de sa conception à sa mort, de vécus de tendresse et de liberté.
Jean Louis Revardel a publié deux livres : Constance et fantaisie du vivant, biologie et évolution, Albin Michel, 1993. L'univers affectif, haptonomie et pensée moderne, PUF, 2003
09/06/2004 - Les groupes de parole sur la sexualité présentés par eux-mêmes
Quelques-uns des participants à ses groupes parleront de ce qui s’y dit et du rôle qu’a eu ce travail dans leur vie et leur évolution. Les autres seront là pour répondre à vos questions.
SAISON 2004-2005
29/09/2004 - La structure de la conscience - Didier Dumas
La psychanalyse a tendance à identifier le conscient au langage, alors que la pensée n’est pas constituée que de mots. Prenant source dans la perception du monde et des autres, la pensée implique autant la façon dont nos yeux nous les montrent que les affects et les sensations qui y sont attachés. Voilà en quoi la conception psychanalytique de la conscience est insuffisante. Elle a trop rapidement identifié celle-ci à sa dimension verbale. Or la conscience langagière est non seulement une instance tardive (qui ne commence à se structurer qu’au cours de la troisième année, avec l’acquisition du « je » et la formulation des phrases), mais à cet âge, il existe déjà une autre forme de conscience : la conscience prélangagière. Celle-ci est antérieure à l’appréhension des mots et émane de la « pensée en images » qui, à l’âge adulte, est celle des rêves, mais qui, dans la prime enfance, à tout d’abord été celle avec laquelle les bébés nous comprennent. Nous verrons donc comment ces deux formes de conscience sont liées à l’asymétrie fonctionnelle des hémisphères cérébraux (le droit recelant la mémoire des formes et des images, et le gauche, celle des mots), mais restent néanmoins étroitement imbriquées dans l’activité mentale, car si nos structures cérébrales ne disposaient pas des moyens d'associer les mots à tout un réseau d'images et de sensations, ceux-ci n'auraient pour nous aucun sens.
06/10/2004 - La vie après la mort d’après Jung - Tatiana Fonseca
Dans son autobiographie, « Ma vie, souvenirs, rêves et pensées », Jung expose sa théorie du transgénérationnel et insiste sur les liens qui se tissent entre les vivants, les morts, les ancêtres et les esprits. À travers les phénomènes parapsychologiques qui jalonnent sa vie, son arbre généalogique, ses nombreux rêves, et ceux de ses patients, il élabore ses idées sur la vie après la mort, non plus en fonction de sa capacité de raisonner, mais en fonction de sa capacité de « fabuler », c’est-à-dire de « prêter une oreille attentive aux étranges mythes de l’âme ». Pouvoir ainsi « mythologiser » représente pour lui une « activité vitale salutaire ». À partir de ce thème de la vie après la mort, il reprend une définition de l’inconscient collectif empruntée à une croyance australienne : « L'inconscient est, selon les conceptions les plus anciennes, le royaume du rêve et aussi celui des morts et des ancêtres».
20/10/2004 - La sexualité taoïste - Catherine Despeux
On a souvent opposé la sexualité chinoise à la sexualité occidentale, sans tenir compte du fait qu’il a existé de multiples formes de sexualité en Chine comme en Occident. Catherine Despeux nous présentera donc la forme de sexualité chinoise qui s’est formée et a été enseignée dans les milieux religieux taoïstes et qui, en conséquence, est indissociable des pratiques religieuses : prière, méditation, rituels, dans une vie collective ou d’ermite. Elle nous présentera les images et représentations du corps proprement taoïstes, leur façon de concevoir les rapports homme/femme, les pratiques sexuelles, la place et la fonctions qui leur sont accordées.
Professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales, Catherine Despeux à écrit de nombreux ouvrages dont, entre autres, Zhao Bichen, traité d’Alchimie et de Physiologie taoïste (Ed. Les Deux Océans), Immortelles de la Chine Ancienne, (Ed. Pardès).
24/11/2004 - La conception chinoise de l’âme - Elisabeth Rochat de la Vallée
Dans la culture chinoise, les esprits, Shen, sont des puissances qui existent en elles-mêmes : des agents du Ciel capables de protéger les humains ou de leur nuire. Les esprits animent le corps et sont présents dans le centre de la personne qu’est le Cœur, ainsi que dans tous les organes ou parties de l’organisme. Ils ne correspondent toutefois pas à l’âme conçue comme un principe de vie personnelle qui survivrait à la mort. L’âme individuelle est constituée des Hun et des Po qui sont personnels et vivent en couple : leur union, c’est la vie ; leur séparation, notre mort. Hun et Po sont ainsi les deux facettes de la vie sur Terre. Ils constituent la dualité propre à toute expression de la vie, faisant qu’une partie de l’être humain appartient depuis le premier commencement au Ciel, et qu’une autre est irrémédiablement liée à la Terre, leur étreinte constituant la vie sur Terre. La part terrestre de l’âme fixe l’être humain dans un corps, une forme : ce sont les Po. Sa part céleste tend à s’élever vers ce qui est subtil et clair : ce sont les Hun. Cela toutefois à condition que les Hun soient inspirés par le Ciel, les esprits (Shen) et l’ordre naturel, afin que la clarté ne se retire pas d’eux, en les rendant mauvais et nuisibles. Pour la même raison, les Hun doivent toujours dominer les Po. Au cours de la vie, Hun et Po se chargent de vitalité, et la qualité de ce qu’ils absorbent crée une animation dont la puissance n’est pas éteinte par la dissociation qu’opère la mort.
Membre fondateur de l’École Européenne d’Acupuncture, Elisabeth Rochat de la Vallée a écrit de nombreux ouvrages dont, entre autre : Les mouvements du cœur, Psychologie des chinois (éd Desclée de Brouwer)
15/12/2004 - Comment la Chine est passée de l'animisme primitif à la notion de Tao - Antony Tao
Bien que le taoïsme soit considéré comme l’une des grandes religions de la planète, le monde occidental a eu un certain mal à cerner ce qui le différencie des autres voies religieuses. La vie humaine y étant conçue comme le produit d’une union des souffles du Ciel et de la Terre, on a eu tendance à y voir une « religion sans dieu », une « philosophie de l’existence » ou un « mode de vie vénérant la nature ». Or si le taoïsme se différencie des religions structurées par la croyance en un dieu créateur, comme le sont les religions bibliques, c’est que, contrairement à elles, il n’a non seulement pas rejeté la base chamanique sur laquelle toutes les religions se sont construites, mais en a solidifié l’armature dans la « théorie du chemin » qu’est le Tao. Voilà ce sur quoi s’est penché Antony Tao qui nous montrera que la Chine est le seul pays où la pensé chamanique s’est à ce point inscrite dans la culture et la civilisation durant plusieurs millénaires.
Antony Tao a écrit : Chamanisme et civilisation chinoise antique, aux Éditions L'Harmattan.
12/01/2005 - Mort provisoire et mort définitive - François Brune
François Brune est un des rares prêtres à s’être penché sur la question de l’Au-delà. Pierre Bacelon et Didier Dumas l’ont connu à IANDS-France, dans un groupe de recherche sur les N.D.E. (near death espérience ou expérience de mort imminente). Il nous parlera de ses recherches :
La personne peut se détacher de son corps, être en état de mort apparente, avant que le corps n’ait achevé la sienne. C’est ce qui explique que l’on peut faire l’expérience de la mort et que, si celle-ci n’a duré qu’un temps très bref, l’on puisse revenir dans son corps et le réanimer. Dans ce temps très bref, la personne provisoirement morte a néanmoins vécu l’expérience du début de la vie après la mort et peut la décrire. Ce qu’elle en dit est confirmée par des témoignages déjà anciens de communication avec des défunts qui ont décrit les différentes étapes de leur passage dans l’Au-delà. Cette expérience qui se produit sans qu’on s’y attende et qui peut arriver à tout le monde est, pour l’essentiel, indépendante des convictions philosophiques et religieuses. Dans sa dimension la plus profonde, elle est comparable aux expériences mystiques et, la plupart du temps, elle produit un bouleversement complet de l’échelle de valeurs et marque le début d’une recherche spirituelle intense.
Auteur de nombreux livres, François Brune a entre autres écrit : Pour que l’homme devienne Dieu (Éd. Dangles), Les morts nous parlent (Éd. Le félin et Le livre de poche), Saint Paul (Éd. Flammarion).
09/02/2005 - Le génocide du Rwanda - Yolande Mukagasana
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En avril 1994, au Rwanda, plus d'un million de personnes sont assassinées à la machette par ceux qui, la veille encore, étaient leurs voisins, leurs amis, leurs collègues. Yolande Mukagasana et les siens se réfugient dans la brousse. Joseph, son mari, est pris le premier. Elle s'efforce de mettre ses enfants à l'abri, mais ne les reverra jamais. Seule de sa famille à avoir survécue, aujourd'hui, Yolande témoigne : « Je ne condamne personne. Je ne condamne que le génocide partout où l'on cherchera à exterminer un peuple. Je ne fais pas de politique. Il y a plus fort que cela : aimer l'humain pour ce qu'il est, avec sa force, sa faiblesse, sa haine, son sourire. Ma vie d’avant le génocide, c'est un peu comme une vie antérieure. Depuis, je n'ai plus qu'un ami, c'est mon témoignage. Mais peut-être qu'un jour, je serai à nouveau capable d'avoir des amis ».
Yolande mérite d'être écoutée et entendue, car au-delà du témoignage, son expérience se révèle comme un enseignement sur la vie, la mort, la haine, l'amour, la féminité, la maternité et le sens de l’existence. Plus qu’un témoignage, c'est à une rencontre que nous vous convions, celle où au fil des questions et réponses, c'est l'humain : nous-mêmes, que nous tenterons de comprendre avec elle.
Yolande Mukagasana a écrit deux livres en collaboration avec Patrick May, La mort ne veut pas de moi et N'aie pas peur de savoir (Robert Laffont) et un livre de photographies, Les blessures du silence avec Alain Kazinierakis (Actes sud).
16/03/2005 - Comment se conjuguent la lumière intérieure et la lumière extérieure - Ghislaine de Laage
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La perception que nous avons du monde est le résultat d'une négociation entre la vision fœtale et la mise en fonctionnement, à la naissance, par la lumière, du système visuel neuronal. Dans le « vide de voir » du ventre maternel, le fœtus élabore une « vision cosmique » qui se constitue à partir de toutes les perceptions sensitives autres que visuelles. Son univers mental ne différencie pas encore l’extérieur de l’intérieur. Il est alors ouvert à cette part invisible du vivant qu’est la vie énergétique et mentale. Si l'ouverture des yeux sur le monde extérieur n'est pas trop violente ou tyranniquement dominante, elle laissera à l’enfant, la capacité de percevoir tant le visible que l'invisible, en associant la « vision cosmique » intérieure ou inconsciente, à celle, extérieure, de la lumière solaire et du langage.
13/04/2005 - Analyse et réinformation cellulaire - Michel Larroche
Nous traînons tous avec nous des séquelles de chocs qui sont, soit restées gravées dans notre mémoire consciente, soit que nous avons occultées ou oubliées. Ces mémoires de chocs finissent par altérer le fonctionnement de la matière même de notre corps. Pour disposer d’une grille de lecture efficace et capable de corriger ces défauts d’information, on ne peut en aucun cas se dispenser d’une transdisciplinarité dans une synthèse cohérente. C’est le but et le travail de l’Analyse et Réinformation Cellulaire.
Michel Larroche a écrit : Mes cellules se souviennent (éd. Guy Trédaniel).
Pas de Causeries en mai 2005.
15/06/2005 - Ainsi parle l’esprit de la Plante - Jean-Marie Delacroix
Psychanalyste formé à la Gestalt et la bioénergie, Jean-Marie Delacroix nous racontera comment sa rencontre avec les thérapies traditionnelles ancestrales et plus particulièrement avec ce qu’on appelle les « plantes sacrées » est venue bouleverser l’homme et le psychothérapeute qu’il est. Aujourd’hui dit-il : « j’ai tendance à penser que ce qui fait qu’il y a transformation chez l’être humain en thérapie sont ces moments où la conscience est suffisamment élargie pour lui permettre de rencontrer ce qui habituellement lui échappe et qui n’est pas de l’ordre du refoulement au sens de Freud. Il y a, en effet, d’autres niveaux de réalité et de conscience qui nous permettent de travailler sur les mémoires inscrites dans notre organisme. Mais alors, au lieu de considérer l’être humain comme quelqu’un de conditionné par l’inconscient nous devons le considérer comme un ensemble de mémoires en attente d’ouverture et de révélation ».
Il nous parlera également de la façon dont cette initiation lui a permis de se préparer à une rencontre tout à fait étonnante avec un autre, un « donneur » et qui s’est faite par l’intermédiaire d’une transplantation hépatique dont il a eu la chance de bénéficier quelques mois après son dernier séjour en Amazonie.
Co-créateur de l’Institut de Gestalt-thérapie de Grenoble, Jean-Marie Delacroix a publié entre autres : Le Tantra, en collaboration avec Agnès Pin-Delacroix, Ed. l’Harmattan, et Ainsi parle l’esprit de la plante, Ed. Jouvence.
SAISON 2005-2006
21/09/2005 - Nous sommes ce que nous mangeons - Jean Ithurriagues
Médecin généraliste, créateur du Centre d'Études et de Recherches Macrobiotiques, Jean Ithuriague nous racontera comment la rencontre de l'œuvre de G. Ohsawa, le créateur de la Macrobiotique, a changé sa vie. Il nous parlera l'art de l'harmonisation du Yin et du Yang dans l'alimentation, laquelle doit être personnalisée en fonction de l'âge, du sexe, de la saison, de la région, de son état physique et mental, et peut être, ce qui est le plus important, de son but personnel. Il nous présentera le principe unique et les sept conditions de la santé, c’est-à-dire en bref, sa pratique de la médecine, qu'il envisage maintenant plus comme un "DO" (une voie) et un « art de vivre » que comme un traitement de la maladie.
La nourriture étant « la source de la vie » dit-il « quelque soit la maladie, il existe un régime adapté à la personne, à sa maladie et à son traitement. Je ne vois pas pourquoi, en médecine classique, on ne propose des régimes que pour quelques maladies comme le diabète, l'hypertension ou la goutte ».
12/10/2005 - La méthode Padovan : réapprendre à marcher pour mieux s’exprimer Agnès Graillot & Sophie Servent
Brésilienne, ancien professeur à l’école Steiner de Sao Paulo et orthophoniste, Béatriz Padovan fait partie de ces pédagogues que la difficulté de la tâche, loin de rebuter, incite au contraire à découvrir de nouvelles voies. Une conférence de Steiner lui donne l’intuition d’une solution possible aux difficultés de langage des enfants que, malgré ses compétences, elle ne parvient toujours pas à rééduquer. Marcher, parler et penser sont trois étapes fondamentales du développement de l’enfant. Selon Steiner, chacune de ces trois phases concourt à l’acquisition de la suivante, tout en se développant de façon concomitante. Or si l’orthophonie traditionnelle travaille le langage et la pensée, elle ne prend pas en compte le développement moteur. S’inspirant des travaux de Temple Fay, un neurochirurgien américain, Béatriz Padovan invente une méthode de rééducation à partir de ces éléments, en y ajoutant le fruit de ses propres élaborations. Reconsidérant tout le développement sensitivomoteur du nourrisson (des premiers gestes à une pensée élaborée) en une séquence structurée et systématique de mouvements, elle ajoute aux « patterns » de la marche découverts par Temple Fay des séquences spécifiques pour les yeux , les mains et la bouche. L’individu est ainsi considéré et rééduqué dans sa globalité.
L’objectif de la méthode Padovan est de favoriser la maturation complète du système neurologique nécessaire au bon développement de nos fonctions. Comment procède cette méthode (qui s’adresse à tous les professionnels de l’éducation et du soin : orthophonistes, orthodontistes, psychomotriciens, kinésithérapeutes, ostéopathes, enseignants, etc.…) ? C’est ce que vous découvrirez avec Agnès Graillot et Sophie Servent, deux orthophonistes qui ne se contenteront pas de vous parler de cette méthode mais vous en présenteront une démonstration vivante.
16/11/2005 - La mémoire de l’eau - Jean-Pierre Lentin
L'eau constitue 70 % de nos tissus et joue un rôle essentiel dans nos processus vitaux que l'on commence à peine à soupçonner. L'eau est une substance beaucoup plus complexe que ce qu'en pense actuellement la physique, puisqu'elle présente de nombreuses « anomalies » qui n'ont pas encore trouvé d'explication scientifique. Celles-ci permettent de supposer que les molécules d'eau s'agrègent de différentes manières, notamment après une irradiation électromagnétique ou le contact avec une préparation homéopathique à dose infinitésimale. On parle alors d'eau « structurée » ou « dynamisée » qui mémorise et transmet aux cellules des signaux de nature énergétique. L'histoire de la « mémoire de l'eau » n'a donc pas commencé avec Jacques Benveniste et ne s'arrêtera pas après sa disparition. Dans ce domaine, les pionniers du XXème siècle sont Viktor Schauberger, Theodore Schwenk, Giorgio Piccardi et Carmen Capel-Boute, Louis-Claude Vincent et Jeanne Rousseau, Stanislas Bignand et Marcel Violet, Franz Morell et Wolfram Rasche, Jean Pagot, Etienne Guillé, Cyril Smith, Catherine et Dang-Vinh Luu, Fritz-Albert Popp ou le grand biologiste Albert Szent-Gyorgyi, qui écrivait dès 1947 que « les protéines ne sont que des impuretés de l'eau ». Actuellement, les recherches se poursuivent, notamment sur l'impact « d'énergies subtiles » (ondes électromagnétiques ultra-faibles émises par les êtres vivants ou autres types d'ondes inconnues de la science actuelle) sur l'eau, ainsi que sur l'action qu'a la pensée sur la structure de l'eau (dans les laboratoires russes de parapsychologie et au Japon grâce aux photos de micro-cristallisations de Masaru Emoto).
Journaliste, écrivain et documentariste scientifique, Jean-Pierre Lentin a entre autres publié : Je pense donc je me trompe, les erreurs de la science de Pythagore au big-bang, Albin Michel 1979, Ces ondes qui tuent, ces ondes qui soignent, Albin Michel 2001, Le cerveau et les drogues, Le Panama Éditeur, 2005, et il en prépare un autre sur la mémoire et les mystères de l'eau.
14/12/2005 - La perception chinoise du temps - Elisabeth Rochat de la Vallée
Dans la pensée chinoise traditionnelle, la perception du temps diffère de celle que nous en avons aujourd'hui. Cette différence est en partie due au bouleversement de notre vision du monde qu’a engendré l’avancé scientifique et technologique. Il existe toutefois des différences qui ne sont pas réductibles à ce bouleversement, mais qui tiennent a la façon dont les Chinois se projetaient dans un ordre du monde et s'y inséraient. Pour eux, l'espace et le temps ne sont pas des abstractions, mais des lieux concrets, des moments qualifiés semblables au modèle des Quatre saisons. Chaque endroit, chaque moment est déterminé pour fournir un cadre ou un être, lui aussi pourvu de ses qualités spécifiques, qui y déroule son existence en obéissant à des séquences découpant dans le temps des moments qui s'agencent rythmiquement. L'apparition de séquences analogues, la répétition de rythmes semblables, en des circonstances cependant variées, forme des cycles qui sont l’expression de la loi naturelle.
Mieux vaut donc connaître ces cycles pour bien mener sa vie personnelle ou sociale, préserver sa santé et ménager ses forces. Cependant, le temps n'est pas enfermé dans ces cycles. Chaque moment est unique en ses déterminations et ses potentialités. Et, comme le moment perdu ne se rattrape jamais, l'art de vivre est la connaissance du bon moment : de l'opportunité. L'opportunité n'est toutefois pas une attitude égoïste et vulgaire. Pour la saisir, il faut avoir le cœur libre et être totalement désintéressé, car ce n'est pas alors son désir qui prime, mais l'opportunité de l'insérer fructueusement dans le moment afin de participer au rythme cosmique.
Cette façon de concevoir le temps laisse ouverte les questions concernant sa nature et son rôle : y a-t-il un « produit » du temps, une évolution, un accomplissement tributaire de l'écoulement du temps dans une direction précise ? Ou le temps n'est-il que le déroulement de ce qui est déjà intégralement à l'origine et quel est alors le sens de l'histoire?
18/01/2006 - La vision astrologique de Ptolémée - Yves Lenoble
Toutes les grandes traditions ont insisté sur l'interpénétration du Ciel et de la Terre dans la constitution, la vie et la destinée humaine : une réalité que les astrologues vivent au quotidien et que Claude Ptolémée, au deuxième siècle après Jésus-Christ, a su formuler le premier en un épais traité clair et rigoureux.
Chaque planète, indique le Tétrabible de Ptolémée*, correspond à un âge de la vie, une direction de l'espace, une humeur (une qualité élémentale ou un élément), un ensemble de caractéristiques physiques et psychologiques, etc. Tous les mouvements du ciel ont leurs répliques dans nos vies et les changements d’humeur qu’ils génèrent chez nous se manifestent aussi bien au niveau individuel que collectif. Au niveau individuel, les configurations célestes sont à prendre en considération dès la conception, bien que celles qui s'effectuent à l'instant de la naissance et dans les heures qui la suivent soient les plus essentielles.
* Ou : Le livre unique de l’astrologie, traduit et commenté par Pascal Charvet, NiL éditions, 2000.
22/02/2006 - La médecine électromagnétique - Jean-Pierre Lentin
La médecine électromagnétique est un des secrets le mieux gardé de la médecine actuelle. De nombreux appareils électromagnétiques (dont certains se sont développés à la fin du XIXème siècle, et d'autres ont été mis au point plus récemment par la recherche scientifique universitaire ou des chercheurs indépendants) ont une action thérapeutique sur de nombreuses maladies, à moindre frais que les médicaments pharmaceutiques et sans leurs effets secondaires néfastes. Les réussites de la médecine électromagnétique concernent pour l'instant la lutte contre la douleur (production d'endorphines), le traitement de fond des rhumatismes, arthrites ou arthroses (repousse du cartilage), la cicatrisation des blessures, brûlures et éruptions cutanées, la régénérescence de certaines cellules, ou le traitement de la dépression et de la toxicomanie. On fonde donc aujourd'hui des espoirs sérieusement étayés en ce qui concerne le cancer, les maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson, scléroses) et la régénérescence des cellules nerveuses après des lésions accidentelles, ainsi que l'élimination ciblée de microbes infectieux et la possibilité d'un diagnostic global (holistique) de l'origine des maladies. L'étude des thérapies électromagnétiques rejoint bien sûr celle des effets néfastes de certaines ondes (micro-ondes du téléphone portable, par exemple). Elle se complète par des recherches fondamentales sur le rôle de l'électromagnétisme dans le fonctionnement des êtres vivants, l'importance de l'énergétique et de l'information qui annoncent une nouvelle révolution pour la biologie.
Journaliste, écrivain et documentariste scientifique, Jean-Pierre Lentin a entre autres publié : Je pense donc je me trompe, les erreurs de la science de Pythagore au big-bang, Albin Michel 1979, Ces ondes qui tuent, ces ondes qui soignent, Albin Michel 2001, Le cerveau et les drogues, Le Panama Éditeur, 2005, et il en prépare un autre sur la mémoire et les mystères de l'eau.
15/03/2006 - La guérison spirituelle et la transformation qu’elle m’a apporté - Paul-André Latulippe
Cette causerie, à cause de sa très mauvaise qualité audio n'est pas proposée, cependant vous trouverez une Causerie de Paul-André Latulippe ci-dessous à la date du 17/10/2007 (tenir compte du très fort accent québécois).
Didier Dumas a rencontré Paul André Latulippe dans un stage organisé par des élèves de Marie Lise Labonté. Celle-ci ayant acquit la capacité de permettre aux êtres de lumière de s'exprimer par sa bouche, canalise les anges Xédah et Michaël. À la sortie de ce stage, Didier a acheté les livres de ses canalisations. L'une des premières choses qui l'a frappé est que la première canalisation publiée des anges Xédah est exactement le même enseignement qu'ont reçu ceux qui font du chamanisme par l'intermédiaire des guides de Daan van Kampenhout et Ivana Caprioli qui ont introduit le chamanisme dans notre groupe.
Dans le groupe des élèves de Marie Lise Labonté, Paul André Latulippe est « enracineur », c'est-à-dire qu'il s'installe à côté de la personne qui canalise, branche ses chakra sur les siens afin de constituer une prise de terre qui enracine celui qui canalise en se transformant en une « forme vide » dans laquelle les anges ou d'autres entités peuvent alors s'exprimer. Didier l'a invité pour qu'il nous fasse partager ce qu'il a vécu dans cette rencontre vibratoire avec ces entités de l'au-delà et qu'il nous parle des enseignements que lui et ses amis reçoivent de cette façon, depuis dix ans, sur la transformation que la Terre et nous-même sommes présentement en train de vivre. Il nous parlera du mal-être que peut engendrer cette transformation, des ajustements et transformations profondes qui se sont opérés dans sa propre vie et celles de ceux avec qui il travaille, ainsi que des outils de guérison proposés par ces entités pour transmuter les blessures.
05/04/2006 - Femme désirée, femme désirante - Danièle Flaumenbaum
Alors que la conception de la vie a radicalement changé et qu'il est socialement admis que l'épanouissement sexuel fait partie des mœurs de notre époque, pourquoi les femmes ont-elles toujours autant de mal à vivre leur sexualité ? Qu'elles aient 20, 30, 40 ou 60 ans, elles continuent aujourd'hui encore à être sous l'emprise de difficultés. Pourquoi le corps ne sait-il pas ressentir le désir ou éprouver le plaisir de la rencontre amoureuse dans sa pleine expansion ? Comment les femmes construisent-elles leur sexualité ? Quelle place y tient la mère ? Et pourquoi les relations entre hommes et femmes continuent à être une source d'incompréhension, de fatigue et de drame ?
Notre monde n'a pas encore intégré que la sexualité adulte s'origine dans le corps à corps affectif que l'on a eu nourrisson et tout petit enfant avec les personnes qui prennent soin de nous. Les petites filles ne peuvent rêver de devenir « maman » que si leur mère est heureuse de l'être. Elles doivent aussi pouvoir grandir, en sachant que la sexualité qu'elles vivront quand elles seront grandes leur donnera du plaisir et des forces.
Au croisement de la gynécologie, de la médecine chinoise, de la psychanalyse et de l'approche transgénérationnelle, le livre de Danièle Flaumenbaum s'appuie sur plus de trente ans d'expérience.
10/05/2006 - La sexualité féminine taoïste - Catherine Despeux
Pour les taoïstes, la racine de vie ou de mort est la sexualité. Elle est le point de départ d’une triple transformation qui conduit l’être vers son épanouissement. Chez l’homme comme chez la femme, le calme de l’esprit engendre chaleur et bien-être que l’on diffuse peu à peu dans tout le corps. Dans l’alchimie taoïste, on appelle cette étape la « transformation de l’essence en souffle ». Puis, la détente du corps, qui augmente avec celle croissante de l’esprit, engendre de multiples transformations psychophysiologiques : c’est la deuxième étape, celle de la « transformation du souffle en force spirituelle ». La troisième étape, celle de « la transformation de la force spirituelle et son retour au grand vide » apporte chaleur, lumière, plénitude : la vie se nourrit alors de l’ouverture au vide dans une verticalité qui relie l’individu au Ciel et à la Terre.
Professeur à l’Inalco, Catherine Despeux a publié de nombreux ouvrages dont, entre autres, La Moelle du phénix rouge, Guy Trédaniel, 1988, Immortelles de la Chine ancienne, Paradès, 1990, Taoïsme et corps humain, Guy Trédaniel, 1994.
07/06/2006 - Les phénomènes paranormaux : une histoire d’amour et de magie - Gilles Perrin
Gilles Perrin est Passeur d'âme. Jamilla Latrech qui a travaillé avec lui, lui a demandé de nous parler de ce travail.
Loin de l'exorcisme et des fantômes, le phénomène entitaire est à reconsidérer dans une perspective plus « humaine ». La compréhension de ce qu'il est et sa démystification permettent en effet une approche claire et respectueuse. Traiter le phénomène débouche alors sur une pratique simple et efficace. Cette opérativité fait également appel à la connaissance de la magie active, pratique qu'il convient également de ramener sur des bases quelque peu dépouillés d'imaginaire collectif. Reste alors des règles simples, précises et concrètes à la portée de tous. Ces règles constituent la base du traitement des phénomènes de la « magie noire » et autres envoûtements. Entités et magies sont de véritables domaines d'expérimentation et de recherche s'appuyant sur une lecture énergétique subtile dans laquelle l'intuitif tente de se marier harmonieusement avec le rationnel, l'esprit avec la matière, alors c'est « l'âme qui agit ».
SAISON 2006-2007
20/09/2006 - L'énergie, la planète et la fusion froide - Pierre Bacelon
Pierre Bacelon, ex enseignant-chercheur universitaire, docteur ès sciences, s’est intéressé dès les années 1980 aux phénomènes de transmutations nucléaires à basse température.
En effet, aussi bien dans le vivant que dans la matière inerte, des expériences, faisables dans sa salle de bain, semblent montrer que des changements nucléaires de fusion ont lieu, à basse énergie, alors que dans les réacteurs ou les bombes nucléaires cette fusion s’effectue avec un énorme dégagement d’énergie.
Cette découverte est une révolution énergétique, particulièrement à notre époque où les énergies fossiles s’amenuisent et entraînent des phénomènes désastreux pour la planète (effet de serre). Leur remplacement par l’énergie nucléaire « chaude » soulève également des critiques face aux déchets nucléaires et aux accidents radioactifs (Tchernobyl). Le Japon, sans ressources énergétiques, s’y intéresse le plus. En tapant sur le web « Fusion froide », de nombreux sites présentent le phénomène.
Cette fusion froide a donné lieu à une vive confrontation entre ses tenants et ses adversaires, elle est encore un objet de recherches.
A la même époque avait lieu la présentation de la mémoire de l’eau, tant décriée, et un parallèle sera fait en ce qui concerne les réactions des milieux scientifiques face à ces deux nouveautés.
18/10/2006 - Détachement et constance, coupure et totalité dans le Dao de Jing de Laozi - Benny Cassuto
L’ouvrage de Laozi, traduit un nombre incalculable de fois, garde bien son secret, car ce dont il parle échappe à la saisie complète. Les mots et les images utilisés ne cherchent pas à capturer le Dao, ils sont plutôt une invitation à la méditation. La méditation taoïste s’emploie à renouer avec la mémoire fœtale et celle du nouveau-né, proche de la Voie. Traité de médecine, de poésie, de politique, le texte est avant tout traversé par l’expérience méditative qui rend compte d’une approche du déroulement naturel (Dao) et de son pouvoir (De).
À travers quelques chapitres et en commentant les caractères qui les composent, Benny Cassuto nous propose une promenade métaphysique sur les bords de la rivière qui nous constitue et qui nous abrite. Si intime et si étrangère, celle-ci nous invite à la dépeindre sans cesse, alors même que, paradoxalement, les images et les mots seront toujours impuissants à la révéler en totalité. Au moins, chaque lecture du texte nous aidera à apprivoiser notre profondeur.
15/11/2006 - L'astrologie transgénérationnelle - Catherine Gestas
En associant l’astrologie et la psychogénéalogie, Catherine Gestas en propose une approche novatrice. Elle montre que thème astrologique est un outil efficace qui souligne de singulières filiations planétaires entre les assendants et desdescendants et met en lumière l’influence de nos lignées sur notre destin. Ce qu’elle nous montrera dans plusieurs thémes astrologiques, dont celui de Françoise Dolto.
Elle vient de publier : Catherine Gestas, Martine Barrault, "La mémoire ancestrale en astrologie", Editions du Rocher, 2006.
13/12/2006 - La bannière funéraire de Mawangdui ou la conception taoïste de l'au-delà - Elisabeth Rochat de la Vallée
Cette causerie est hors catalogue, à cause de ses éléments visuels non fournis. Vous pouvez cependant la commander si vous la voulez vraiment, en l'inscrivant manuellement sur le Bon de Commande des Causeries.
En 1972, des archéologues entrant dans une tombe fermée en 168 av. J.C. y découvrirent, entre autres merveilles, une peinture sur soie, en forme de bannière, posée sur le cercueil intérieur contenant le corps de la défunte. Sorte de talisman et d’invocation, cette bannière représente la vie invisible de l’univers : les forces, telles le Yin Yang ou les Esprits de la Terre et du Ciel, qui sont à l’œuvre dans l’apparition de la vie et et qui guident le défunt dans les chemins de l’après-vie. La défunte y figure, avec ses âmes Hun et Po, dans son double devenir céleste et terrestre.
Pour ceux qui savent prendre soin de leur vie, la croyance en une survie de l’esprit s’exprime ainsi sur cette bannière d’une façon colorée et artistique qui résonne avec quantité de textes de la même période et les idées qu’on peut leur supposer. Nous utiliserons les meilleurs de ces textes pour éclairer la signification de la peinture étalée sous nos yeux.
17/01/2007 - Sexualité et identité, ostéopathie intrapelvienne et arbre gynécologique - Christine Schweitzer
Le propos de notre conférencier est de faire avancer le « sujet » dans toute sa splendeur, par l’abord, l’écoute, le toucher, l’entendement de cette partie intime du corps, de se qu’il porte, en mémoire, en mots, et de ce dont il témoigne obstinément sans beaucoup d’échos en retour. Christine Schweitzer, sage-femme et ostéopathe formée à l’approche psychanalytique centrée sur la généalogie et le symbolisme des atteintes génitales, exerce cette approche intrapelvienne et la transmet.
Cette démarche s’adresse à tous, hommes et femmes désireux de faire face à cet intime.
14/02/2007 - Enquête sur les enlèvements extraterrestres - Marie-Thérèse de Brosse
Écrivain et journaliste, Marie-Thérèse de Brosse est au nombre de ceux qui sillonnent le monde à la recherche des vérités qui dérangent. Son livre, Enquête sur les enlèvements extraterrestres (publié chez Plon en 1995) est, pour le moment, malheureusement épuisé. Elle nous parlera donc non seulement de l’enquête relatée ce livre, qu’elle a mené auprès de plus de deux cents personnes enlevées pas des extraterrestres et des nombreux chercheurs qui travaillent sur ces témoignages, mais aussi de tous ce qu’elle a découvert et appris depuis sur ce sulfureux dossier.
28/03/2007 - Psychanalyse transgénérationnelle et clinique des ancêtres "mal-morts" - Didier Dumas
La conception transgénérationnelle de l’esprit n’est pas à l’origine une théorie psychanalytique. La psychanalyse a en effet mis près d’un siècle à la redécouvrir alors que toutes les théories anciennes de l’esprit, qu’il s’agisse des Grecs, des Taoïstes, des Sumériens ou de la Bible, sont transgénérationnelles. Ces théories anciennes sont, non seulement indissociables d’un savoir sur la mort et l’Au-delà, mais aussi d’une clinique qui a totalement disparu de nos mœurs : celle des ancêtres « mal morts » qui n’ayant pu rejoindre (en fonction des croyances) le Paradis ou la Grande Lumière, s’accrochent à leur vie terrestre, en parasitant leur descendance. Il était donc logique que le groupe des recherches transgénérationnelles s’y intéresse.
Après avoir présenté comment le chamanisme nous a appris à contacter les morts pour leur permettre de rejoindre un espace lumineux très différente du nôtre (la « lumière d’une intensité indescriptible » dont témoignent certaines personnes qui l’ont rencontré au cours d’un coma profond : une NDE), je montrerai comment, en associant ce travail d’envoi dans la Lumière à la psychophanie, nous l’avons intégré au travail sur son arbre généalogique. Nous verrons ainsi que cette sorte de « psychanalyse post mortem » a des effets tout à fait bénéfiques pour ceux qui s’y engagent à condition de ne pas en méconnaître les règles.
25/04/2007 - Haptonomie, approche phénoménologique de l'affectivité - Albert Goldberg
Haptonomie
Science de l'affectivité, art du tact et du contact, thérapie ou approche humaniste? A partir de mon expérience d'accompagnement des couples et du bébé pendant la vie prénatale, l'accouchement et la naissance, je répondrai à ces questions en me penchant particulièrement sur l'expression de l'affectivité paternelle.
Albert Goldgerg est gynécologue-obstétricien; président du GRENN (Groupe de Recherche et d'Étude sur la naissance et le Nouveau-né) et formateur en haptonomie.
23/05/2007 - La méthode Feldenkrais - Claire Berthelin
La méthode Feldenkrais est un enseignement universel qui part de l'histoire de Moshé Feldenkrais. Physicien né en 1904, mort en 1984, Feldenkrais crée le premier judo-club français. En jouant au football, il se fait une lésion grave du genou. Une opération lui est proposée sans lui garantir de récupérer toute sa mobilité. Il refuse l'intervention : c'est le départ de sa recherche. Il utilise toutes ses connaissances, notamment certains principes des arts martiaux, et retrouve l'intégrité de ses fonctions.
La méthode Feldenkrais propose des mouvements simples et inhabituels, en insistant sur la prise de conscience des sensations. Comme elle nous permet de découvrir de nouvelles organisations possibles, cette approche jette un regard neuf sur la relation corps-esprit et sur celle du système musculaire et du cerveau.
Claire Berthelin a découvert le Feldenkrais en 1982. Elle se consacre à son enseignement au sein de l'association Mouvement et Créativité qui a pour centre d'intérêt le développement de la personne et la créativité.
Pas de Causeries en juin 2007.
SAISON 2007-2008